Une babouche se brode comme on raconte une histoire, un point après l'autre.
Dans les ruelles cachées de la médina de Marrakech, loin des grandes places touristiques, de petits ateliers perpétuent l'art de la babouche. Ici, la peau de mouton — plus légère et plus souple que la vachette — est choisie précisément pour épouser la forme du pied sans jamais le contraindre.
La peau est d'abord tendue et assouplie à la main, puis teinte à l'éponge, couleur par couleur, jusqu'à obtenir la teinte exacte recherchée. Vient enfin la broderie : au fil de soie, motif par motif. Chaque babouche demande plusieurs heures de travail minutieux, souvent réalisé par des brodeuses qui ont appris ce geste de leur mère, qui l'avait elle-même appris de la sienne.
Aucune babouche ne ressemble exactement à une autre. Les petites irrégularités de la broderie à la main sont la signature du travail artisanal — la preuve qu'aucune machine n'est passée par là.
Assouplissage à la main
La peau de mouton est étirée et travaillée pour gagner en souplesse.
Teinture à l'éponge
Couleur par couleur, jusqu'à la teinte exacte.
Broderie au fil de soie
Motif par motif, plusieurs heures par paire.
Finition et semelle
Montage à la main, prêt à être porté.
Essayez-les avant de choisir : la babouche parfaite est celle qui semble avoir été faite pour votre pied — et c'est presque toujours le cas.
